Edouard Vaillant, disciple de Blanqui, membre élu de la Commune,
exilé puis député de Paris, défenseur du déploiement de la législation
sociale, de la journée de 8 heures, de la création d'un ministère du
travail (dans l'optique d'un grand ministère social), participe à la
construction du Parti socialiste S.F.I.O.
Une série de trois conférence à Paris, pour le centenaire de sa disparition :
http://www.commune1871.org/spip.php…
ou
http://www.paris.snes.edu/…/Une%20apres-midi%20avec%20Vaill…
et
une publication dont la présentation, la mise à disposition y compris
en version pdf, sont disponibles sur le site de la Fondation
Jean-Jaurès:
http://www.jean-jaures.org/Publications/Essais/Edouard-Vaillant-le-socialisme-republicain
Bloc-notes de S. Maupouet, avec toujours présente l'idée que "Le premier devoir de la République est de faire des républicains" (Ferdinand Buisson)
jeudi 12 novembre 2015
lundi 24 août 2015
Saintes (17) : prochaine réunion du club citoyen "Paroles, Projets, Actions" (août 2015)
La prochaine réunion du club citoyen « Paroles, Projets, Actions » se tient le jeudi 27 août 2015 à 19h30 à la salle Jean Renoir (MdA, rue du Cormier, 17100 Saintes).
Les citoyennes et citoyens souhaitant découvrir et participer aux travaux du club sont les bienvenu-e-s !
3 questionnements fondent les bases du club citoyen :
« Redonner vraiment du sens à la participation citoyenne ?
Repartir des citoyens pour revivifier la vie publique à partir des réalités concrètes ?
Faire
en sorte que les habitants s'expriment, partagent des points de vue,
discutent, élaborent des projets, s'organisent pour suivre l'actualité
locale et construire ensemble les choix de demain ? »
mercredi 15 juillet 2015
Saintes (17) : le club citoyen "Paroles, Projets, Actions" examine les manières d'agir ensemble (juillet 2015)
A l'attention des citoyennes et citoyens intéressé-e-s par la démarche du club citoyen "Paroles, Projets, Actions" (voyez ici la vision synthétique proposée de la réunion de fondation du club), les axes des échanges permis par la réunion du 6 juillet dernier :
Situation politique générale :
=> échanges sur la situation en Grèce et les résultats du référendum
=> échanges sur le néo-libéralisme, l'état de la démocratie, les réalités de l'Union Européenne
=> échanges sur une société à plusieurs vitesses, éloignée de la recherche d'une équité dans la répartition des richesses
Situation politique saintaise :
=> des points d'actualité (dont centres sociaux, hôpital, écoles, "couleurs saintaises revisitées" ...)
=> les initiatives citoyennes à l'échelle locale
=> impressions mises en partage autour de la réunion « d'échange-bilan avec les élus d'opposition de Saintes »
=>
quels enseignements tirer des commissions municipales et de la manière
dont ce qui s'y discute est ensuite - ou non - pris en considération ?
=> comment favoriser le débat citoyen localement ?
=>
des questions sur lesquelles il existe déjà un regard ou une
mobilisation, des questions sur lesquelles il paraît nécessaire de faire
porter une attention plus soutenue
Modalités d'action du club citoyen :
=> rendre possible l'échange direct
=> favoriser l'émancipation par la connaissance et l'éducation politique
=> permettre d'agir ensemble par un vocabulaire commun
=> réflexion sur des thématiques à explorer pour susciter l'échange et le débat
=> recourir en fonction des besoins constatés à des intervenants pour faire un point sur les thématiques
=> réflexion sur un « Fil rouge »
Il est convenu que la prochaine réunion du club citoyen « Paroles, Projets, Actions » se tienne le jeudi 27 août 2015 à 19h30. La salle Jean Renoir (MdA, rue du Cormier, 17100 Saintes) est retenue à cette fin.
Au plaisir, citoyennes, citoyens, de vous y rencontrer !
vendredi 3 juillet 2015
Saintes (17) : prochaine réunion du club citoyen « Paroles, Projets, Actions » (juillet 2015)
Comme annoncé, la prochaine réunion du club citoyen « Paroles, Projets, Actions » se tient le lundi 6 juillet 2015 à 19h30 à la salle Jean Renoir (MdA, rue du Cormier, 17100 Saintes).
Pour une synthèse des idées-force de la réunion fondatrice : Saintes-le-club-citoyen-paroles-projets-actions-est-fondé.
Les bases du club citoyen sont établies autour de 3 questionnements :
« Redonner vraiment du sens à la participation citoyenne ?
Repartir des citoyens pour revivifier la vie publique à partir des réalités concrètes ?
Faire
en sorte que les habitants s'expriment, partagent des points de vue,
discutent, élaborent des projets, s'organisent pour suivre l'actualité
locale et construire ensemble les choix de demain ? »
Aussi, seront accueilli-e-s avec plaisir des citoyennes et citoyens souhaitant découvrir et participer aux travaux du club !
mercredi 17 juin 2015
Saintes (17) : le club citoyen « Paroles, Projets, Actions » est fondé (juin 2015)
Le samedi 6 juin 2015, le club citoyen "Paroles, Projets, Actions" s'est réuni et a été fondé.
Une vision synthétique de cette réunion et des échanges permis :
Un
temps de rencontre proposé utile et constructif pour les citoyen-ne-s,
militant-e-s, responsables locaux qui ont échangé librement, avec de
véritables points de vue, autour de l'objet du club, de ses modalités,
et plus largement des situations politiques – dont locales – récentes,
actuelles et à venir.
L'originalité de la démarche de ce club citoyen, telle qu'elle a été mise en échange et débattue, est clairement apparue.
Les bases du club citoyen sont établies, autour des 3 questionnements proposés et réordonnés ainsi :
« Redonner vraiment du sens à la participation citoyenne ?
Repartir des citoyens pour revivifier la vie publique à partir des réalités concrètes ?
Faire
en sorte que les habitants s'expriment, partagent des points de vue,
discutent, élaborent des projets, s'organisent pour suivre l'actualité
locale et construire ensemble les choix de demain ? »
L'espace
de vie du club citoyen est en train de se construire dans la plus
grande liberté de proposition et de réalisation.La nécessité de poser
des jalons a été pleinement explicitée.
La prochaine réunion est fixée au lundi 6 juillet à 19h30 à la salle Jean Renoir (MdA, rue du Cormier, 17100 Saintes).
dimanche 31 mai 2015
Saintes (17) : le club citoyen "Paroles, Projets, Actions" se réunit (juin 2015)
La réunion du club citoyen "Paroles, Projets, Actions" se tient, comme précédemment annoncé, le samedi 6 juin, à 10h15 (salle Jean Renoir, rue du Cormier, MdA, 17100 Saintes).
Quelques pistes possibles, en attendant les propositions des citoyennes et citoyens qui seront présents :
Quelques pistes possibles, en attendant les propositions des citoyennes et citoyens qui seront présents :
"Repartir des citoyens pour revivifier la vie publique à partir des réalités concrètes ?
Redonner vraiment du sens à la participation citoyenne ?
Faire
en sorte que les habitants s'expriment, partagent des points de vue,
discutent, élaborent des projets, s'organisent pour suivre l'actualité
locale et construire ensemble les choix de demain ?"
Les porteurs du projet de club citoyen à Saintes pensent que c'est essentiel donc possible."
Citoyennes, Citoyens, c'est vous qui donnerez de l'avenir à cette initiative !
vendredi 22 mai 2015
"Le péril grandit, grandissons avec le péril" (Victor Hugo)
Le
29 avril 2015, des étudiants de Sciences-Po membres de l'association
"Critique de la raison européenne", ont placé en ligne la vidéo de
l'intervention de Jean-Pierre Chevènement réalisée un peu plus tôt dans
l'année - au mois de février - dans cette institution, sur la thématique
"Europe, la montée des périls". Intervention où l'on parle de la
critique de la raison néo-libérale pour entrevoir une Europe
raisonnable, où l'on veut se tourner vers l'avenir avec l'appui de
concepts clairs, et où l'on s'autorise à mettre en perspective
historique ou à replacer en situation géopolitique à chaque fois qu'il
est nécessaire ... (cf. intervention de Jean-Pierre Chevènement à Sciences Po - 19/02/2015)
-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-
Sans doute, aussi, cette idée de "péril" [1] donne-t-elle une bonne occasion de remémorer cette formule de Victor Hugo, dans l'Histoire d'un crime (ouvrage
commencé en décembre 1851, majoritairement composé jusqu'en mai 1852 si
l'on en croit l'auteur lui-même, finalement repris et publié en 1877),
qui raconte la résistance tentée par les Républicains, par la gauche
(Maurice Agulhon évoque à ce propos "quelques dizaines de
montagnards"[2]), pour la défense de la Seconde République suite au coup
d'Etat de Louis Napoléon Bonaparte. Ainsi que le décrit Hugo, la gauche
organise un comité de résistance dans la capitale, comité qui se
transporte rue Popincourt pour des raisons de sécurité; Hugo tente à ce
moment de définir "le parti à adopter pour la journée qui allait suivre"
et dresse l'essentiel des enjeux en quelques formules :
"Louis Bonaparte, à chaque minute qui s’écoule, fait un pas de plus dans son crime. [...] il avance sur nous, avançons sur lui. Le péril grandit, grandissons avec le péril." [3]
Pour
une analyse historique de la portée symbolique de cette résistance
républicaine, on peut consulter cet article de Maurice Agulhon pour les
célébrations nationales de 2001 (Les résistances au coup d'Etat 2-10 décembre 1851 par Maurice Agulhon). Et, dans la foulée, (re-)découvrir le compte-rendu que Mona Ozouf avait fait de La République au village, in Annales. Économies, Sociétés, Civilisations. 26e année, n°2, 1971, pp. 430-432.
Si
les conditions de notre actualité sont bien différentes de ces
conditions historiques, et si les défis à relever sont d'autre mesure,
il n'en reste pas moins que l'impératif, pour les défenseurs de la
République, et pour la gauche, reste le même : lorsqu'un péril,
spécialement pour les institutions républicaines, les valeurs, les
principes, l'impératif de Justice sociale, grandit, il faut se mettre en
mesure de grandir avec le péril. Cette capacité à grandir pour faire
face est un des enjeux du temps présent à relever pour les forces de
gauche qui n'ont pas renoncé face au néo-libéralisme, à ses
prolongements, à ses conséquences, et pour contrer l'instauration
progressive d'un "état de semi-apesanteur démocratique" [4].
[1] selon le Littré : "Etat où il y a quelque chose de fâcheux à craindre"
[2] AGULHON (Maurice), 1848 ou l'apprentissage de la République, coll. Nouvelle histoire de la France contemporaine, t. 8, Points Seuil, 1992, p. 187
[3] voir, par exemple, les œuvres complètes de Victor Hugo sur le site gallica de la BNF
[4] voir à ce propos, sur le site de Claude Nicolet, le texte de la motion présentée par Hugo Prod'homme, Jean-Pierre Lettron et Michel Sorin (on trouve aussi ce texte par ce lien vers le blog de Marinette Bache
- en effet, ce texte a suscité de l'intérêt non pas seulement au MRC)
pour le Congrès 2015 du MRC à Paris-Bercy (13 et 14 juin) et le texte de
la contribution de Michel Sorin, Serge Maupouet, Gérard Beillard et Eric Tollenaère que Michel Sorin avait présentée en ligne.
dimanche 17 mai 2015
Textes, débats, vers le Congrès du MRC : un dynamisme renouvelé, soutien à la capacité d'agir
Les trois motions et les nombreuses contributions pour le Congrès 2015
du MRC (Mouvement Républicain et Citoyen), à Paris-Bercy (13 et 14
juin), sont envoyées aux militant-e-s. Avec d'abord la conception, puis
la concertation autour, maintenant la diffusion de ces textes à tous les
militant-e-s et l'ouverture à suivre des Congrès départementaux,
l'oxygène vivifiant du large débat irrigue désormais, à tous les
niveaux, et pleinement, le Mouvement : il doit sortir de ce temps
citoyen et militant porteur d'un dynamisme renouvelé, puissant facteur
de soutien à sa capacité d'agir.
jeudi 23 avril 2015
Saintes (17) : vers un club citoyen "Paroles, Projets, Actions" (avril-juin 2015)
A Saintes (17) : vers un club citoyen "Paroles, Projets, Actions".
Repartir des citoyens pour revivifier la vie publique à partir des réalités concrètes ?
Redonner vraiment du sens à la participation citoyenne ?
Faire
en sorte que les habitants s'expriment, partagent des points de vue,
discutent, élaborent des projets, s'organisent pour suivre l'actualité
locale et construire ensemble les choix de demain ?
Les porteurs du projet de club citoyen à Saintes pensent que c'est essentiel donc possible.
Des jalons sont posés. L'initiative est à suivre.
Prochaine réunion : samedi 6 juin 2015, 10h15, salle Jean Renoir (MdA, rue du Cormier, 17100 SAINTES)
samedi 18 avril 2015
De l'idée-force aux synergies, pour aller de l'avant !
A l'occasion du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen
(MRC), le 12 avril 2015, au Kremlin-Bicêtre, les différents projets de
motions déposés en vue du Congrès de Paris-Bercy (juin 2015) ont été
présentés par leurs initiateurs ou les militants choisis pour les porter
à cette occasion.
L'expression, les échanges, les débats, ont été pleinement permis.
Dans ce contexte, Michel Sorin ayant présenté le projet de motion Maupouet-Sorin, (voir par ce lien un article sur son intervention), il m'a semblé utile d'en mettre aussi en relief une ligne de force pour le moyen/long terme.
L'idée-force
a consisté à développer cet impératif : la poursuite de l'Intérêt
général, par le moyen de la mise en œuvre concrète de notre programme de
Salut public, nécessite de faire du MRC un parti politique de pleine
dimension, avec une assise militante et citoyenne la plus large. C'est
pourquoi, le MRC a devant lui une "mission historique", celle "d'amorcer
le rassemblement des citoyens pour construire une alternative sociale
et républicaine à la politique libérale en vigueur depuis 1983. Le
Congrès 2015 doit être décisif sur ce point."
Cette idée-force s'est appuyée sur trois messages :
-
le premier : le MRC, c'est tous les militants au grand complet, c'est
pourquoi il faut mieux valoriser "les capacités militantes, en les
sollicitant" et rassembler "dans l'action tous les militants de toutes
les fédérations [...]." En ce but, un-e Secrétaire national-e à la
coordination, de plein exercice, est indispensable, avec les moyens
d'agir dans la durée.
-
le second : la persévérance au service de l'Intérêt général et la
volonté de construire un mouvement citoyen dynamique, en situation de
"confronter le logiciel Chevènement au vécu des citoyens et d'inventer
avec eux le projet social et républicain adapté à notre temps et à notre
pays", impose aux militants du MRC "la responsabilité [...] de faire
émerger un MRC dont les trois lettres préfigurent le mouvement
républicain et citoyen dont la gauche et les Français ont besoin." Pour
permettre ce développement du mouvement, il faut repartir du terrain,
des citoyens, avec lesquels nous devons établir des contacts concrets et
directs par le moyen de "groupes locaux" et d'espaces de débats
ouverts.
-
le troisième : le MRC, c'est un programme de Salut public qui doit être
mis en application jusqu'au niveau gouvernemental - au sein d'un
exécutif où nous serions assez forts pour peser sur l'orientation
politique -, ce qui nécessite de construire d'abord ce puissant
mouvement citoyen pour ensuite créer les conditions de peser, sur le
moyen et le long terme. Le MRC doit pour cela achever sa mue vers un
parti politique ambitionnant de devenir un parti majeur.
La conclusion de l'intervention a découlé logiquement des trois messages appuyant l'idée-force : en bâtissant maintenant, au MRC, ce parti des citoyens dont la France a besoin, nous serons en mesure d'agir pleinement dans l'Intérêt général, pour la République, pour tous nos concitoyens !
Ainsi que Michel Sorin a pu l'écrire sur le blog qu'il anime nous voulons "provoquer une mutation du MRC, afin de le rendre visible et réellement influent dans le paysage politique national".
Pour mener à bien cette ambition, après avoir entendu l'expression libre des uns et des autres au cours de ce Conseil national, le travail d'intégration progressivement concerté et travaillé entre les motions Maupouet-Sorin d'une part et "Le Courage d'avancer" présentée par Hugo Prod'homme d'autre part, a été validé par les militants impliqués dans ces deux textes.
Les complémentarités et les synergies vont permettre d'aller de l'avant.
mardi 14 avril 2015
Un Congrès, un projet de motion, un logiciel politique à valoriser
Michel Sorin a présenté, dans plusieurs articles, notre projet de motion en vue du Congrès du MRC (voir sur wikipedia l'article "Mouvement Républicain et Citoyen"), Congrès de Paris-Bercy devant se tenir les 12 et 13 juin 2015 :
En voici le texte, transmis le 27 mars à la direction nationale du MRC, et les signataires:
Congrès MRC 2015
Motion présentée par Serge MAUPOUET et Michel SORIN, membres du Conseil national
Il
n'y a désormais plus de doute. La gauche ne pourra gagner l'élection
présidentielle 2017 que si elle présente un candidat commun dès le
premier tour et si - mais cela va de pair - elle est capable de
rassembler son électorat autour d'un projet social et républicain de
redressement de la France.
Ce
n'est pas la voie choisie par le Président de la République, qui a opté
pour un gouvernement dont la ligne politique est minoritaire à gauche.
Celle-ci consiste à satisfaire les volontés des forces libérales au sein
des institutions européennes, ce qui va à l'encontre des attentes de
l'électorat de gauche et des intérêts du peuple français.
La
division des forces politiques de gauche, que l'on a constatée encore
lors des élections départementales le 22 mars, s'explique par la nature
de la politique économique menée par le gouvernement, qui refuse le
principe même d'une confrontation au niveau européen.
Le
choix de soumission aux trois B - Bruxelles, Berlin, Bercy - est
contraire aux engagements électoraux du président et se révèle mortifère
pour la gauche et pour la France. Mais il serait encore possible de
modifier le cours des choses lors du congrès du Parti socialiste en juin
2015, si les membres du PS en avaient vraiment l'intention et le
pouvoir.
La responsabilité des militants du Mouvement Républicain et Citoyen est de réussir leur congrès, une
semaine après celui du PS, c'est-à-dire faire émerger un MRC dont les
trois lettres préfigurent le mouvement républicain et citoyen dont la
gauche et les Français ont besoin.
Voir nos interventions lors des précédents congrès :
Depuis
sa création en janvier 2003, le MRC s'est positionné sur une ligne
politique républicaine de gauche, dans le sillage de Jean-Pierre
Chevènement, en développant une stratégie d'influence auprès du Parti socialiste. Celle-ci
a montré ses limites, qui se situent à l'Assemblée nationale. Les trois
députés MRC s'expriment librement au sein du groupe SRC (Socialiste,
républicain et citoyen), mais sans pouvoir infléchir la politique de la
majorité gouvernementale. Celle-ci ne cherche pas à se soustraire à
l'emprise du capitalisme financier, qui se manifeste essentiellement par
le biais des institutions européennes, dominées par l'idéologie
néolibérale.
Le MRC doit en tirer les enseignements dans la perspective des prochaines échéances électorales nationales. Sans remettre en cause la stratégie d'influence, qui a son intérêt au sein des institutions démocratiques nationales, il s'agit de faire en sorte qu'elle s'appuie sur les citoyens, afin d'établir un rapport de forces qui soit favorable.
Pour
cela, nous devons dire clairement que le maintien de la France et de
l'Union européenne dans un état de semi-apesanteur démocratique n'est
plus acceptable.
Disons
clairement que la France doit reconquérir la plénitude de sa
souveraineté politique, ce qui peut être compatible avec des délégations
de souveraineté consenties par référendum. Le contre-exemple a été
fourni par le traité européen de Lisbonne, dont la légitimité n'est pas
assurée car sa ratification par le parlement français est contestable,
après la non ratification du traité constitutionnel européen - dont il
avait repris l'essentiel - par le peuple français, lors du référendum le
29 mai 2005.
Plutôt que de laisser le débat politique se décentrer autour de la peur de l'accession au pouvoir d'un parti populiste en France, il faut prendre les moyens politiques faisant régresser définitivement son
audience nationale. L'implantation de ce parti est le symptôme de
l'épuisement de partis politiques qui se sont dévoyés en mentant sur la
réalité de leur politique européenne, contraire aux intérêts nationaux
des peuples européens.
L'abstention et la démotivation citoyenne sont les conséquences de la dérive du système politique
qui s'est davantage préoccupé de lui-même dans un souci carriériste de
ses membres que de porter les problèmes et difficultés des citoyens dans
la vie quotidienne.
Plutôt que d'avoir peur des marchés financiers, il faut créer
les conditions du développement de l'économie française. Le capitalisme
financier néolibéral est à l'origine des divisions et des frustrations
qui traversent la société. Il a réussi à provoquer le morcellement
politique et syndical afin d'empêcher que se forme une alternative à la
politique de soumission à ses intérêts. Notre réponse doit être de
reconstruire à la fois la défense des salariés en tant que citoyens au
travail et la défense des entreprises contre leur spoliation par des
actionnaires n'ayant aucun souci de l'intérêt général et de l'importance
de l'économie réelle dans la vie d'un pays.
La question de la laïcité et de la République - les deux étant indissociables - se pose avec encore plus d'acuité depuis le début de l'année. Les leçons des évènements de janvier 2015 doivent être tirées. Voir Congrès MRC 2015 : la France citoyenne en marche depuis le 11 janvier
Nous devons prendre en compte les leçons des attentats de janvier 2015 à Paris, comme l'a fort bien indiqué Jean-Pierre Chevènement lors du colloque organisé par le Comité laïcité et République le 14 mars 2015. Crise de la laïcité, crise de la République, crise de la démocratie. Relevons le défi. Voir Nous sommes confrontés à une immense crise de la démocratie.
« L'idéal laïc doit nous aider à relever le défi.
La laïcité, c'est la croyance en la raison naturelle et en la capacité
des citoyens à s'entendre sur une idée du bien commun dans un espace
public soustrait à l'empire des dogmes (...).
La
crise de la démocratie est plus sensible encore dans une République
laïque comme la nôtre. Le triomphe d’idéologies obscurantistes résulte
de l’abandon ou de la méconnaissance de la laïcité comme condition de
validité de la formation d’une volonté générale, d’un bien commun à tous
les hommes.
C’est cette idée d’un bien commun qu’il faut relever. J’ai dit « un bien commun à tous les hommes » et non à une partie des hommes, par exemple à l’Occident. Il faut rejeter l’occidentalisme et penser un avenir de progrès pour tous, y compris le monde arabo-musulman qu’il faut réconcilier avec la modernité (Palestine, Iran). Mais cette modernité, avons-nous su la rendre aimable ? Poser la question c’est y répondre : la modernité du capital financier mondialisé suscite partout un immense rejet. C’est une autre modernité qu’il faut faire aimer (…).
C’est cette idée d’un bien commun qu’il faut relever. J’ai dit « un bien commun à tous les hommes » et non à une partie des hommes, par exemple à l’Occident. Il faut rejeter l’occidentalisme et penser un avenir de progrès pour tous, y compris le monde arabo-musulman qu’il faut réconcilier avec la modernité (Palestine, Iran). Mais cette modernité, avons-nous su la rendre aimable ? Poser la question c’est y répondre : la modernité du capital financier mondialisé suscite partout un immense rejet. C’est une autre modernité qu’il faut faire aimer (…).
Il faut aussi expliquer la République et la laïcité, redonner sens au combat républicain
- inséparable du combat pour la justice - en France et dans le monde.
Ce qui unit doit être plus fort que ce qui divise. Relever l’Ecole de la
République n’est pas possible si on ne relève pas la République
elle-même (...) ».
Le MRC est l'héritier de cinquante ans de militantisme socialiste et républicain autour des idées de Jean-Pierre Chevènement.
Un parcours parsemé de succès et d'échecs, une ligne politique
constante et un logiciel républicain qui s'est affirmé au cours du temps
et dont la validité est confirmée par les évènements.
Nous disposons d'une mine documentaire avec les écrits de Jean-Pierre Chevènement depuis le CERES jusqu'au MRC, en passant par le Mouvement des Citoyens. Voir Congrès MRC 2015 : les livres de Chevènement, source d'inspiration
En 1969-1971, le CERES avait contribué à changer profondément la nature du Parti socialiste, ce qui ouvrait la voie au rassemblement de la gauche, préalable à la conquête du pouvoir.
En 2015-2017, le rôle du MRC est de rendre possible l'alternative républicaine et citoyenne par le rassemblement politique de la gauche, à tous les niveaux institutionnels, de la commune à la nation :
- autour du concept de nation citoyenne, fondateur de la République en 1792,
- autour de la souveraineté nationale et populaire, à redéfinir en récusant l'idéologie néolibérale et sa créature institutionnelle européenne,
- autour des idées qui ont permis au Conseil national de la Résistance de forger le compromis politique du redressement national à la Libération,
- autour du lien entre politique et économie productive à tous les niveaux institutionnels territoriaux.
La mission historique du MRC est d'amorcer le rassemblement des citoyens pour construire une alternative sociale et républicaine
à la politique libérale en vigueur depuis 1983. Le congrès 2015 doit
être décisif sur ce point. Sans attendre le mois de juin, le MRC
pourrait soutenir l'idée - qui a été lancée par Le Monde Diplomatique -
d'organiser des manifestions autour du 10ème anniversaire du refus du
peuple français de ratifier le traité constitutionnel européen. Le NON
républicain et le NON antilibéral auraient ainsi l'occasion de se
rapprocher en vue de préparer ensemble un projet social et républicain,
en rupture avec les politiques néolibérales.
Le
rôle du MRC est de confronter le logiciel Chevènement au vécu des
citoyens et d'inventer avec eux le projet social républicain adapté à
notre temps et à notre pays.
Les idées politiques que Jean-Pierre Chevènement porte depuis cinquante ans sont le logiciel du MRC. Il doit être mis à la disposition des citoyens par l'intermédiaire des militants dans les départements, animateurs de groupes locaux de citoyens et, à partir de là, s'enclenchera une dynamique militante. Le logiciel peut être enrichi à la demande des groupes, si les arguments qu'ils avancent sont pertinents.
N'oublions pas les concepts que nous avions forgés dans les années 1970 :
le mouvement d'en bas à relier au mouvement d'en haut, l'autogestion de
l'entreprise. Réactualisons, innovons, accueillons les idées nouvelles,
par exemple la revalorisation du travail du salarié, producteur de
richesse économique et sociale, dont la qualification doit être reconnue
et protégée. C'est le travail qui permet de produire la valeur
économique correspondant au salaire, mais aussi la valeur sociale sous
forme de cotisation. C'est ainsi que l'économie et le social sont
étroitement liés. C'est le développement de l'économie qui conditionne
la protection sociale.
Sous l'emprise du capitalisme financier, l'emploi enferme la valeur économique dans une logique marchande et devient une variable d'ajustement des dividendes pour les actionnaires.
La République doit faire de l'emploi, notamment dans l'économie productive, de la qualification professionnelle, de la qualité de l'instruction et d'une formation initiale ambitieuse pour tous, l'objectif n° 1.
Le MRC doit prendre l'initiative d'organiser le dialogue entre les citoyens et les professionnels par secteur d'activité afin de favoriser la démocratie économique et l'efficacité des secteurs productifs.
Il faut aussi réfléchir aux conséquences sociales du développement accéléré de l'économie numérique
dans les secteurs des communications, de l'énergie et des transports.
Ce peut être le moyen d'affaiblir le capitalisme financier et d'aller
vers une économie plus citoyenne.
Le Mouvement Républicain et Citoyen est devant une responsabilité historique.
Ce
congrès clôt une longue période de 50 ans de vie politique active de
Jean-Pierre Chevènement. Il va continuer à être présent mais
différemment. Nul doute que ses analyses politiques seront toujours
aussi appréciées. Mais il ne sera plus en première ligne. Il avait
espéré que le Temps des Citoyens viendrait dans les années qui ont suivi
la création du Mouvement des Citoyens, en 1993. Il a tout fait pour
mettre la citoyenneté et la République en avant lors de la campagne de
l'élection présidentielle de 2002. Ce n'était pas encore l'heure.
Celle-ci est peut-être venue. C'est le moment de donner un coup de jeune
à notre Mouvement et de le relancer.
Lors de notre congrès 2010, nous avions conclu notre contribution par ces quelques mots qui restent valables aujourd'hui.
« Au
moment où les faits nous donnent raison, notre priorité doit être de
rassembler et d'organiser nos forces, afin de donner du souffle à notre
combat politique. Il nous manque un peu de confiance en nous, en notre capacité militante de convaincre. Donnons-nous les moyens collectifs d’être nous-mêmes, sans complexes, le parti de rassemblement de la gauche républicaine.
Sortons de l’isolement en multipliant les contacts avec les autres forces progressistes, qu’elles soient politiques, syndicales et associatives. Attaquons-nous
aussi à l’isolement des militants en mettant en œuvre la dialectique
entre le mouvement d’en haut et le mouvement d’en bas. Organisons des déplacements de « mousquetaires » nationaux dans les départements, Jean-Pierre Chevènement montrant l’exemple.
Valorisons mieux les capacités militantes, en les sollicitant, pour utiliser Internet et d’autres moyens de communication. Faisons davantage confiance aux militants dans les régions et les départements. Ne
sous-estimons pas, au niveau de la direction nationale, le rôle
politique déterminant de la coordination, de l’animation et du
développement des fédérations départementales. La formation des
militants et des élus nécessite une structuration au niveau national et
des relais dans les régions.
Pratiquons la démocratie interne,
en faisant vivre le bureau national élu par les régions et les
départements. Avec le Conseil national, qui est réuni trois ou quatre
fois par an, le Bureau est l’instance « parlementaire » chargée de
contrôler l’exécutif, c’est-à-dire la direction (le secrétariat
national). Concrètement,
rassemblons dans l’action tous les militants de toutes les fédérations,
par le dialogue et le souci de dépasser les clivages anciens. »
Revenons à Jean Jaurès,
qui a su rassembler les socialistes au début du XXème siècle en
s'appuyant sur la République. Ce serait un bon moyen de renforcer les
fondations historiques du Mouvement au niveau des militants et de
favoriser le rassemblement des citoyens autour d'un projet social
républicain se substituant au social libéralisme qui est aux commandes de notre pays et qui a échoué.
Le congrès du MRC, à Paris-Bercy, doit
être le moment de mettre en valeur l'apport politique de Jean-Pierre
Chevènement ces 50 dernières années et d'adopter un projet politique
ambitieux et rassembleur, ouvrant enfin des perspectives sociales et
républicaines crédibles et porteuses d'avenir pour notre pays.
Serge Maupouet et Ricardo Mella (Charente-Maritime) - Gérard Beillard et Michel Sorin (Mayenne)
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